Après les discours, la Marraine a reçu un prix de reconnaissance de la part des femmes journalistes. Ce prix lui a été remis parce qu’elle est la première femme journaliste du Sénégal « par accident » dit-elle. Une récompense qu’elle a reçu avec beaucoup d’humilité et d’émotion, parce qu’elle insiste sur le fait qu’elle n’a aucun mérite. Elle a tenu toutefois à préciser qu’elle est « très fière d’être journaliste » et qu’elle souhaiterait qu’à sa mort, ses petits enfants mettent sur son cercueil « Annette MBAYE D’ERNEVILLE, journaliste ».
Avant d’attaquer la conversation autour du thème de la rencontre, les femmes journalistes ont déjeuné ensemble. Une étape qui a permis de tisser les liens entre les journalistes des différentes générations.
La Conversation s’est déroulée en trois étapes. La première a eu pour thème, « Partage d’expériences, histoires de trois générations ». Le deuxième thème était intitulé « Réponse aux problématiques suivant les générations, similitudes dans la construction de l’image des femmes dans les médias et des femmes professionnelles ». Et enfin le troisième thème était intitulé « Tisser des liens intergénérationnels ? Quel type d’organisation ? Quel type de formation ? ».
Les discussions quelques fois passionnées ont permis à certaines journalistes d’évacuer les frustrations qu’elles vivent dans l’exercice de la profession, mais surtout de partager les expériences entre les différentes générations. De cette conversation il ressort clairement que la génération actuelle est moins compétente que les anciennes. Une situation qui tend à dévaloriser la femme journaliste aujourd’hui. D’où la proposition d’une meilleure formation et d’un engagement pour les nouvelles générations, afin de redorer l’image des femmes dans les médias.
Cette rencontre s’est achevée par un Cocktail sur la terrasse de l’hôtel de ville. Une dernière occasion pour les journalistes d’échanger entre elles, avant de rentrer à Dakar par la chaloupe de 19 heures.